Commémoration
- Publié le 6 août 2021

Lyon libérée...

Le 3 septembre 1944, Lyon est enfin libérée de l'horreur nazie. Une période de l'histoire chargée d'une incroyable densité dramatique et émotionnelle avec laquelle la ville continue de se construire. Forte, déterminée et profondément libre.

Contenu

L'annonce de l'encerclement de Lyon par les maquisards et de l'arrivée éminente de la 1re DFL (Division française libre) et du 6e corps d'armée américain sème assez vite la zizanie dans les rangs des troupes allemandes.

Nous sommes le 1er septembre 44 et les Allemands, encore très dangereux, offrent aux Lyonnais un visage très inhabituel. Ils assistent au passage d'une armée en déroute qui, pour gagner du temps sur les troupes alliées, fait sauter, le 2 septembre dès 4:00 du matin, des bâtiments militaires et les ponts de la ville.

C'est le 3 septembre à 10:00 du matin que l'escadron léger du 1er régiment de fusiliers marins de la 1re DFL entre à Lyon et rejoint les Terreaux par la passerelle de l'Homme de la Roche épargnée par les explosifs. À sa tête, le Général Diégo Brosset escalade même les marches du perron de l'Hôtel de Ville avec sa jeep!
 

Liesse

Les Lyonnaises et les Lyonnais savourent ces instants historiques soit en venant à la rencontre des soldats français, soit en montant sur les chars américains. Et tout le monde de converger vers les Terreaux. La fête est immense mais encore sous tensions de quelques foyers d'intenses combats (celui du 5 septembre mettra le feu au grand dôme de l'Hôtel-Dieu). Symboliquement, la libération sera marquée par un drapeau tricolore hissé sur la statue de Louis XIV, place Bellecour.

Dans une ville qui goûte de nouveau à la liberté, Yves Farge est nommé commissaire de la République et Justin Godart maire provisoire. Modèle de résilience, la ville commence alors à se remettre debout. Reconstruction des infrastructures et remise en route économique, la cité panse ses plaies. Pourtant, d'autres cicatrices, moins visibles, ne se refermeront pas... Quelques jours plus tard, le 14 septembre, Lyon reçoit de la part du général De Gaulle, lors de sa venue à Lyon et de son discours au balcon de l'Hôtel de Ville, le titre aussi solide qu'éternel de «capitale de la Résistance».


Commémoration le 3 septembre 2021

  • 17h45 : Départ de l'Hôtel de Ville, place des Terreaux. Cortège à pied de la rue Paul Chenavard à la place Bellecour
  • 19h15 : Temps festif place Bellecour

En images : légendes des illustrations

Une :
La liberté retrouvée, 3 septembre 1944. Symboliquement, un combattant embrasse une petite Lyonnaise qui a revêtu un costume d'Alsacienne. Comme lors de la Première Guerre mondiale, la figure de l'Alsacienne revêt une forte dimension patriotique. Photo Emile Rougé, collection Simone Ordan
 
Carrousel :
1 - La foule lyonnaise enthousiaste acclame les libérateurs. Photo Pik, Archives NARA
2 - Les premiers chars sur la place des Terreaux, 3 septembre 1944. Photo Pik, Archives NARA
3 - Accueil des Lyonnais aux troupes de la Première division française libre, 3 septembre 1944. Photo Pik
4 - Le général Brosset en jeep devant l'hôtel de Ville de Lyon.
5 - Des fleurs pour le premier parachutiste entré à Lyon, 3 septembre 1944. Photo Pik, Archives NARA
6 - Place Carnot, la libération fêtée. Photo Emile Rougé, collection Simone Ordan
7 - La joie de la jeunesse lyonnaise au passage des libérateurs. Photo Pik, Archives NARA
8 -  Accueil des Lyonnais aux troupes de la Première division française libre, 3 septembre 1944. Photo Emile Rougé, collection Simone Ordan
9 -  Les premiers chars sur la place des Terreaux, 3 septembre 1944. Photo Pik, Archives NARA
Colonne de droite 1

 

 

commémoration

Le 3 septembre 2021

►  17h45 : Départ de l'Hôtel de Ville, place des Terreaux. Cortège à pied de la rue Paul Chenavard à la place Bellecour

►  19h15 : Temps festif place Bellecour
Colonne de droite 2

Témoignage

«7 septembre 1944: Je vais avoir 20 ans. Et j'ai encore tant de questions sans réponses. La Libération est là à nos portes, et je l'ai tellement espérée. Mais j'ai remarqué que ce que l'on attend, quand ça arrive, n'est jamais tout à fait ce que l'on attendait. J'ai tellement attendu de réussir mon bachot; il me semblait que c'était un but et que quand je l'aurais réussi je serais pleinement heureuse et, en réalité, ce n'est qu'une porte ouverte vers d'autres difficultés. Vers d'autres joies aussi, soyons justes. Par moments, la joie de la Libération m'enivre et puis soudain j'ai le sentiment que je marche sur des cadavres. J'espère que je saurai être heureuse, mais je ne serai plus jamais innocente.»
Denise Domenach-Lallich, Demain il fera beau, journal d'une adolescente (novembre 1939-septembre 1944)
Éd. BGA Permezel, 2001

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