Environnement
- Publié le 8 juillet 2021

La banquise sens dessus dessous

Crédit photo : Laurent Ballesta - Phoque de Weddell

A l’occasion des 60 ans du traité de l’Antarctique, qui protège le Pôle Sud, Lyon accueille, avec 25 villes françaises, deux photographies monumentales de Laurent Ballesta et de Vincent Munier. A découvrir sur les grilles de l'Hôtel de Ville.

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Une exposition manifeste

Au travers des regards croisés de Laurent Ballesta et de Vincent Munier la dualité de la banquise se révèle : désertique ou surpeuplée, harmonieuse ou désordonnée, silencieuse ou assourdissante.

Munier sur la glace et Ballesta sous la surface illustrent de façon complémentaire cet écosystème du bout du monde, en soulignant les liens sociaux qui caractérisent les animaux d'au-dessus, et en dévoilant en-dessous la faune maritime et des jardins profonds luxuriants où personne n'a jamais plongé auparavant. Ces travaux ont donné lieu à plusieurs livres et films. 

Les photographies des deux artistes transmettent autant leurs émerveillements que leurs inquiétudes face aux perturbations qu'ils constatent. 

 

Quand l’art sensibilise et invite au changement

Le changement climatique fait fondre la banquise, et plus près de nous la Mer de glace, qui a reculé de 2 km en 150 ans.

Il crée aussi des phénomènes extrêmes à Lyon, l’une des villes françaises qui se réchauffent le plus : banalisation des canicules et des sécheresses, impact sur le niveau du Rhône et de la Saône, qui sont nos « climatiseurs » naturels.

La biodiversité et le climat reposent sur des équilibres globaux, et la fonte de la banquise déstabilise tout le cycle de l’eau, qui impacte l’agriculture et l’alimentation humaine.

Mais dans notre vie quotidienne, nous pouvons choisir de préserver la biodiversité et le climat. Les actions de la Ville de Lyon, en particulier en faveur de la végétalisation, de la piétonisation et de l’isolation de ses bâtiments, vont dans ce sens.


L’Antarctique, réserve naturelle dédiée à la paix et à la science

L’Antarctique est le continent le plus austral de la Terre. S’il ne compte pas d’habitant permanent, ses 52 bases scientifiques accueillent, en revanche, autour de 1 500 savants qui profitent de l’isolement et de la rudesse climatique, propices aux recherches scientifiques.

Signé en 1959 par 12 pays (l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Chili, la France, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, l’Union sud-africaine, l’URSS, le Royaume-Uni et les États- Unis), rejoints par 42 autres États, le Traité sur l’Antarctique dispose que le « continent blanc » est réservé exclusivement aux activités pacifiques et scientifiques. Il a également bloqué toute revendication territoriale et promeut la coopération internationale.


Les objectifs des réunions consultatives du Traité sur l’Antarctique

Il s’agit notamment d’étudier, formuler et recommander aux gouvernements des mesures destinées à faciliter :

  • la recherche scientifique dans l’Antarctique ;
  • la coopération scientifique internationale dans cette région ;
  • l’exercice des droits d’inspection prévus à l’article VII du Traité.

Les RCTA traitent également de l’exercice de la juridiction dans l’Antarctique et de la protection et de la conservation de la faune et de la flore.

L’Antarctique recèle une biodiversité exceptionnelle, ce qui en fait un laboratoire privilégié pour la coopération internationale et la recherche scientifique dans de nombreux domaines : climatologie, sciences de la terre, biologie, astronomie, médecine…


La 43e réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA)

Les États signataire du Traité sur l'Antactique (1959) organisent annuellement et à tour de rôle une réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA). En 2021, la 43e RCTA est organisée par la France et se tient à Paris du 14 au 24 juin 2021.

A cette occasion, la société civile se mobilise et 26 villes françaises se sont rassemblées autour d’une grande manifestation culturelle et scientifique 2021 : l’Été polaire. Pendant quatre mois, les hôtels de ville et les bâtiments officiels français porteront les couleurs de l’Antarctique.


 

 

Colonne de droite 1

 

 

Vincent Munier, photographe animalier des conditions extrêmes

Photographe animalier, né en 1976, Vincent Munier est spécialiste de photographies en conditions extrêmes.
 
Depuis plus de vingt ans, il réalise de nombreux reportages à travers le monde, dans sa quête de montrer la beauté de la nature sauvage et de mettre en lumière des espèces animales menacées.
 
Depuis 2008 et sa première photographie du loup arctique, Vincent Munier a réalisé plusieurs voyages polaires sur les traces de cette espèce et de bien d’autres (ours blanc, boeuf musqué, harfang des neiges…).
 
Ses photographies sont publiées dans la presse nationale et internationale, et sous la forme de livres dont il est l’auteur et l’éditeur.
 
Ses images font régulièrement l’objet d’expositions au sein de festivals ou de galeries en France et à l’étranger.
 
Colonne de droite 2

Laurent Ballesta, photographe naturaliste du monde sous-marin

Photographe naturaliste, né en 1974, Laurent Ballesta est un plongeur professionnel passionné.
 
Biologiste marin de formation, il dirige des expéditions de grande ampleur nommées Gombessa, qui reposent sur trois valeurs emblématiques : un mystère scientifique, un défi de plongée et la promesse d’images inédites. En découlent des productions pour la télévision (Arte, National Geographic…) qui retracent ses explorations des fonds marins (jusqu’à 190 m de fond).
 
Il est également l’auteur de nombreux livres de photographie dédiés à la vie sauvage sous-marine et publie des portfolios dans la presse française et internationale.
 
Des premières photographies du coelacanthe, prises par un plongeur à 120 m de fond, jusqu’aux chasses des 700 requins de Fakarava la nuit, en passant par les plongées les plus longues et les plus profondes d’Antarctique, Laurent Ballesta illustre le monde sous-marin avec un regard naturaliste et artistique.
 

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