Commémoration
- Publié le 10 mai 2021

Commémoration du 8 mai 1945

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Devant le Monument aux Morts dans le parc de la Mairie, le samedi 8 mai 2021, le 5e arrondissement de Lyon a commémoré l’armistice de la Seconde Guerre mondiale.

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Contraint par le contexte sanitaire, la cérémonie discrète s’est déroulée en petit comité en présence de :

  • Nadine GEORGEL, Maire de Lyon 5e, déposant une gerbe au nom de la mairie
  • Bénédicte DRAILLARD, Adjointe à la Maire déléguée à la mémoire
  • Jean-Dominique DURAND, Conseiller d’arrondissement
  • Anne PROST, Conseillère d’arrondissement
  • Laurence BUFFLIER, Conseillère d’arrondissement, représentant Thomas RUDIGOZ, Député de la 1ère circonscription du Rhône et déposant une gerbe en son nom
  • Elisabeth ROMANG-BARGE, Commandante du commissariat de Police nationale du 5e
  • Juliette MOUSSIER, Porte-drapeau ACUF-LYON.
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Discours de Nadine GEORGEL :

Mesdames, Messieurs les élu.es du 5e,

Madame le Commandant,

Madame le Porte-drapeau,

Nous sommes réunis à nouveau dans un format particulier en respect des restrictions sanitaires. Comme le 8 mai 2020 ou encore le 11 novembre dernier, la mairie du 5e a tenu à maintenir un temps de commémoration car c’est notre devoir de mémoire.

Nous commémorons cette année le 76e anniversaire de la victoire des alliés sur les nazis. Cette capitulation ne marque cependant pas la fin de la Seconde guerre mondiale. Cette dernière demeure encore intense quelques mois dans le Pacifique jusqu’à aux bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki ; qui amèneront la fin du conflit mais aussi malheureusement l’entrée dans l’ère de l’arme atomique.

Cette année marque enfin les 80 ans d’un certain nombre d’événements majeurs que nous devons nous remémorer.

  • 1941 est l’année de l’opération Barbarossa, la tentative d’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie, et l’attaque japonaise sur Pearl Harbour. Deux attaques qui changeront l’équilibre de cette guerre mondiale, en impliquant les Etats-Unis et la Russie soviétique.

1941, c’est aussi une année particulièrement sombre pour les Juifs d’Europe et de France.

  • C’est en 1941 qu’est ouvert le premier camp d’extermination, à Chelmno, et qu’est entamé la construction du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, quelques mois avant que ne soit actée la « solution finale de la question juive » voulue par Hitler.
  • C’est également en 1941 qu’ont lieu les premières rafles en France, alors que le régime de Vichy créer le Commissariat général aux questions juives et leur interdit de nombreuses professions. Les francs-maçons et les communistes sont également fortement réprimés.
  • Mais 1941, c’est aussi la création dans notre région du mouvement Combat, et, le 31 décembre, le parachutage de Jean Moulin dans les Alpilles.
  • A Lyon, en mai 1941, des étudiants s’opposent à la projection d’un film de propagande antisémite (Le Juif Süss) en se postant à l’entrée du cinéma.
  • C’est en novembre 1941 que le père Chaillet crée à Lyon Témoignage Chrétien, publication qui dénonce les barbaries nazies jusqu’à la fin de la guerre.

Encore plus proche de nous - et en écho à l’exposition Matrimoine que nous avons réalisé ces derniers mois - c’est fin 1941 qu’Elise Rivet commence à participer au sauvetage d’enfants juifs. C’est également en 1941 que Francine Chollet, militante communiste du 5e, est arrêtée pour ses activités de résistance et écrouée à la prison Saint-Joseph.

Tous ces événements marquent encore notre histoire, nos mémoires, notre espace public.

Rappelons-nous également de :

  • Pierre Audry, ingénieur à Rhodia, mort pour la France à Carvin le 27 mai 1940
  • Le docteur Augros, mort en 1945 et honoré pour ses actions dans la résistance
  • André Boyer, responsable du réseau Brutus, tué par les nazis
  • Jean Fauconnet, avocat défenseur des résistants du mouvement Combat en 1941
  • Le cardinal Gerlier, qui s’est opposé aux nazis à Lyon pendant la guerre
  • Jean Prévost, écrivain et résistant tué dans le Vercors en 1944
  • Roger Radisson, résistant, dirigeant du journal chrétien Position, exécuté à Saint Genis le 20 août 1944

Et tant d’autres, tel Georges Romand fusillé à 17 ans impasse Cumin à quelques dizaines de mètres de l’actuelle mairie du 5e. Tant d’hommes et de femmes qui ont donné leur vie pour nous puissions grandir, rêver, partager dans un monde libre.

Un monde libre, que nous savons aussi - en ce sortir de pandémie mondiale - être un monde fragile qui a besoin de citoyens et d’élus dignes et responsables.

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