Santé
- Publié le 8 novembre 2021

Journées nationales de la macula

Comme en 2020, les 6e Journées nationales de la macula auront lieu, à l’automne, du 22 au 26 novembre 2021. La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) est la première cause de malvoyance et de cécité dite « légale » après 50 ans et touche environ 1 million de personnes en France.

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Dans le contexte sanitaire actuel marqué par la poursuite de l’épidémie et la diminution de la pression hospitalière, l’enjeu est double : alerter les patients souffrant d’une atteinte maculaire sur la nécessité de ne pas interrompre leur suivi médical malgré le contexte épidémique, et dépister le plus grand nombre possible de patients à risque pour éviter tout retard de diagnostic !

Alerter les patients souffrant d’une atteinte maculaire 

Selon les résultats d'une étude récente, le retard de traitement dû à la pandémie de COVID-19 entraîne bien une progression de la DMLA et une déficience visuelle chez les patients. Pour limiter ce risque de "perte de chance", les Journées nationales de la macula sont un moyen de sensibiliser les patients concernés sur la nécessité de maintenir leurs rendez-vous chez leur ophtalmologiste et de poursuivre leurs traitements malgré l’épidémie.  

Dépister massivement les patients à risque

Le dépistage des atteintes de la macula s’appuie sur un examen simple à réaliser par l’ophtalmologiste : l’examen du fond d’oeil qui permet d’observer les structures de l’oeil situées en arrière du cristallin, et particulièrement la rétine. Cet examen ne dure que 5 à 10 minutes, et est totalement indolore. Par ailleurs, la gêne visuelle liée à la dilatation des pupilles ne dure que quelques heures et n’est absolument pas douloureuse. Le dépistage précoce des maladies de la macula permet une prise en charge rapide pour freiner la progression de la maladie et préserver ainsi la vision du patient.

Tous les patients à risque sont incités à prendre rendez-vous auprès d’un des centres partenaires, durant la semaine du 22 au 26 novembre 2021, pour bénéficier d’un examen du fond d’œil. Sont notamment concernés :

  • les patients âgés de 55 ans ou plus non suivis ou n’ayant pas bénéficié d’un examen ophtalmologique depuis plus d’une année ;
  • et/ou souffrant de diabète et ne bénéficiant pas d’un suivi ophtalmologique régulier ;
  • et/ou souffrant de myopie forte (correction supérieure à -6 dioptries).

Pour connaître la liste des ophtalmologistes et des services partenaires, leurs coordonnées et les plages horaires dédiées, il suffit de consulter le site journees-macula.fr ou de téléphoner au 0 800 002 426 (service et appel gratuits).

Trois pathologies en ligne de mire

  • La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), maladie de l’oeil qui touche le centre de la rétine et représente la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans en France. Elle peut apparaître sans symptômes et entraîner une perte de la vision centrale si elle n’est pas dépistée et traitée rapidement. D’où la nécessité pour toute personne de plus de 55 ans de faire contrôler sa vision par un spécialiste chaque année.
     
  • La maculopathie diabétique, principale cause de malvoyance chez les personnes diabétiques. Tout patient diabétique est exposé à ce risque de complication du diabète qui peut avoir de lourdes conséquences sur le plan visuel, en l’absence de dépistage précoce et de prise en charge rapide. Toute personne diabétique doit donc faire contrôler régulièrement sa vue par un spécialiste.
     
  • La maculopathie myopique, une des principales causes de malvoyance, voire de cécité, des personnes atteintes de forte myopie (correction optique de -6 dioptries ou plus). Causée par un étirement de la rétine qui se produit lorsque le globe oculaire de la personne est plus long que la normale, cette maladie peut parfois s’accompagner de lourdes complications. Les myopes forts doivent donc impérativement faire contrôler leur vision chaque année par un spécialiste.
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