Commémoration
- Publié le 13 novembre 2020

90 ans de la catastrophe de Saint-Jean

Vignette
Crédit photo : Archives de Lyon

C’est arrivé le 13 novembre 1930. Il y a 90 ans un glissement de terrain a lieu au-dessous de l'hôpital des Chazeaux sur les immeubles de la rue Tramassac. Il provoque 39 morts, dont 19 pompiers et 4 gardiens de la paix venus secourir la population. 

Contenu

Organisée par le Service départemental-métropolitain d'incendie et de secours, la cérémonie commémorative de la catastrophe de Saint-Jean, se déroule le 13 novembre 2020 à 18h devant la stèle, rue Tramassac, en présence de

  • Thierry SUQUET, Préfet délégué pour la défense et la sécurité, représentant Pascal MAILHOS, préfet de la région AuvergneRhône-Alpes, Préfet de la zone de défense et de sécurité sud-est, préfet du Rhône,
  • Thomas RUDIGOZ, député de la 1ère circonscription du Rhône,
  • Bruno BERNARD, président de la Métropole de Lyon,
  • Mohamed CHIHI, Adjoint au Maire de Lyon à la Sûreté, sécurité, tranquillité, représentant Grégory DOUCET, Maire de Lyon,
  • Florence DELAUNAY, Adjointe au Maire de Lyon à la Mémoire et aux Anciens combattants, représentant Grégory DOUCET, Maire de Lyon,
  • Bénédicte DRAILLARD, Adjointe à la Maire du 5e en charge de la Mémoire, représentant Nadine GEORGEL, Maire du 5e,
  • Zémorda KHELIFI, présidente du conseil d’administration du SDMIS, viceprésidente de la Métropole de Lyon,
  • Contrôleur général Serge DELAIGUE, directeur départemental et métropolitain des services d’incendie et de secours,
  • Inspecteur général Patrick CHAUDET, directeur départemental de la sécurité publique du Rhône.

Le corps des sapeurs-pompiers a été profondément touché par ce drame. Le Musée des sapeurs-pompiers Lyon-Rhône vous propose de découvrir cette histoire racontée dans un live-tweet grâce au rapport du lieutenant Mazars et illustrée par des photos d’archives : https://twitter.com/MuseePompiers/

 

La nuit de la catastrophe

Dès les débuts de la cité, des habitations ont été construites sur le plateau de Fourvière. Pour assurer leurs alimentations en eau, un réseau de galeries a été implanté. Progressivement, les Balmes ont été affectées de glissements et d’éboulements naturels auxquels l’urbanisation croissante ajoutait les risques accidentels constitués par le réseau d’eau et les eaux pluviales. Des mouvements de terrain ont été signalés dès 1877.

Dans la nuit du 12 au 13 novembre 1930, peu après minuit, un glissement de terrain emporte une partie de la colline de Fourvière et détruit plusieurs maisons de la rue Tramassac. Les pompiers et les agents de police procèdent à l’évacuation du quartier quand une seconde coulée de terre vient aggraver les premiers ravages. Comme nombre des habitants des immeubles anéantis, 4 policiers et 19 pompiers ont disparu, ensevelis sous les décombres.

 

Les balmes de Fourvière sous surveillance

Le risque d’affaissement reste très actuel et implique une grande vigilance lors des opérations de construction. L’aménagement des balmes par l’homme entraine un déséquilibre et perturbe les conditions naturelles de stabilité du terrain. Cet événement tragique rappelle l’importance d’un urbanisme raisonné dans une zone à risque géologique.

Les balmes font l’objet d’une surveillance accrue par le service de la Ville de Lyon et de mesures spécifiques afin de comprendre le phénomène, de prévenir et de protéger les populations.

Sources : https://www.lyon.fr/projets-urbains/balmes-et-collines

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